Mon engagement européen

Drapeau européen

Je crois en une Europe unie et solidaire, forte de ses valeurs, de la diversité de ses langues et de ses cultures. Je crois en une Europe de Citoyens éclairés, conscients des enjeux politiques, sociaux et économiques de l’Union ; en une Europe construite par eux et pour eux, ouverte au reste du monde dans un esprit de partage et de générosité. Je crois, enfin, que cette Europe ne pourra se construire vraiment que par l’Education, qui forme les esprits, les ouvre à la différence et à la nécessité de cette différence.

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29 états européens, dont les 15 états-membres de l’Union européenne, sont invités par la Déclaration de Bologne à harmoniser leurs cursus et leurs diplômes d’ici 2010 en vue d’une meilleure compatibilité et comparabilité de leurs systèmes d’enseignement supérieur. En vue, également, d’affirmer la compétitivité de l’enseignement supérieur européen dans son ensemble.

J’ai rédigé, en concertation avec quelques collègues, une Déclaration de Politique Européenne (European Policy Statement) grâce à laquelle mon établissement a obtenu une Charte Universitaire Européenne (European University Charter) pour les années 2003-2007. Le serveur télématique de la Commission européenne n’admettant qu’un maximum de 15000 caractères, je présente ici la version « longue » de notre déclaration, la version officielle, plus courte, devant prochainement être publiée sur le site de la Commission. Je tiens à préciser aux esprits chagrins que ce texte a été rédigé en anglais pour permettre aux non-francophones de le lire. De gros efforts doivent en effet être fournis pour promouvoir les langues européennes au sein de l’Union, comme nous l’avons suggéré dans un article intitulé Global English: A European Perspective.

Certains responsables de l’enseignement supérieur, dans plusieurs pays européens, font aujourd’hui montre d’une frilosité et d’un égocentrisme que je dénonce avec la force de ma conviction : ils font mine de vouloir construire un « véritable » espace européen de l’enseignement supérieur tout en s’accrochant à leur système national. C’est hélas le cas de certains responsables des Grandes écoles françaises, qui s’expriment au nom d’associations et autres lobbies (parisiens) dont la notoriété et l’influence n’ont que très rarement franchi nos frontières. Espérons que le gouvernement français, pour ce qui le concerne, saura faire fi des objections et des recommandations frileuses de gens qui voudraient faire l’Europe sans la faire, ou qui voudraient la faire avancer tout en la freinant.

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