Coups de cœur d’un week-end à partager

Vendredi 27 novembre. Remise des diplômes à la promo 2009 de l’Ecole Centrale Marseille. Cérémonie un peu convenue, certes, et un tantinet ennuyeuse. Mais j’y suis allé pour revoir et féliciter quelques-uns de mes nouveaux anciens élèves. Ca m’a fait du bien de revoir ces jeunes avec qui j’ai passé d’excellents moments. Dehors, en bas de la Canebière, la traditionnelle foire aux santons à laquelle je me suis rendu pour éviter les interminables discours, en attendant la remise des diplômes proprement dite. Enfin, les lauréats, appelés l’un après l’autre, se sont rangés sur l’estrade, comme dans une crèche vivante.

Vendredi toujours, le soir, au Toursky : Les Bons Becs, cinq gugusses musiciens pleins d’humour et bourrés de talent. Un grand voyage musical autour du monde. Jubilatoire !

Samedi 28 novembre. Au cinéma « Les Variétés », le dernier film de Michael Moore, Capitalism: A Love Story. Génial ! Où l’on comprend (si on ne le savait pas encore) que le capitalisme sauvage et débridé (l’ultralibéralisme) est tout le contraire de l’Amérique, de ses valeurs et du modèle de démocratie que furent les USA depuis leur naissance en 1776. Michael Moore n’hésite d’ailleurs pas à se référer à la Constitution (1787) et agrémente son générique de fin de quelques citations fort opportunes de quelques pères fondateurs (Thomas Jefferson, Benjamin Franklin, George Washington, etc.). A voir ab-so-lu-ment ! Je ne manquerai pas d’en parler à mes élèves.

Dimanche 29. J’écoute enfin, après être rentré d’une brocante où j’ai fait quelques affaires, un disque acheté vendredi : Ibérica. Anne Gastinel au violoncelle et Pablo Márquez à la guitare nous invitent à découvrir ou redécouvrir de grands compositeurs espagnols comme Manuel de Falla ou Enrique Granados. 28 morceaux savoureux, apaisants et revigorants à la fois. Bref, une merveille ! Tout en écoutant ce divin CD, je lis Qu’est-ce qu’être français ?, un recueil de témoignages proposé par l’Institut Montaigne. Très bel ouvrage où dix-neuf personnalités d’origines culturelles diverses livrent leur idée de la francité. Il ne faut pas que j’oublie d’en parler à mes élèves.

Bon baisers de Marseille où la nuit tombe sur un bonhomme heureux.

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