IDENTITE

Je ne m’offusque pas de ce qu’on ait pu demander un jour aux Français ce qu’être français signifie. Après tout, n’est-il pas utile à tout peuple de savoir pourquoi et comment il compose une seule et même Nation ; de savoir par quelle histoire, quelles valeurs, quelles références et idéal communs il est soudé ? et par quelle(s) langue(s) aussi ?

Aux Etats-Unis, l’identité nationale a toujours été au centre de tout discours politique et, partant, de toute conscience citoyenne. L’émergence récente du «Tea Party Red Scare des années 20 et 30, le Maccarthysme des années 50, le reaganisme des années 80, le bushisme des années 2000).

Tous les militants «pancartés» de ces mouvements dits «populaires» ont cette obsession commune, ce tropisme récurrent qui se manifeste comme une bronchite chronique, qui octroie quelques décennies de répit mais dont on ne guérit jamais : il faut vaincre le déclin et l’Administration fédérale qui met en œuvre la perdition ; il faut remettre l’Amérique sur ses pieds, faute de quoi la Nation s’éteindra comme cette vieille flamme européenne d’où affluèrent jadis des millions de pauvres hères en quête du Rêve américain, ceux-là mêmes qui fabriquèrent l’Amérique. Les «Tea Party», qui ont emprunté leur nom à un épisode très connu de la guerre d’indépendance (un des rares qu’ils aient retenu de la glorieuse histoire) ne voient que cette Amérique chimérique, oublieuse du monde qui l’entoure mais qu’elle a longtemps dominé pour le bien du monde entier et sous la seule bannière de la divine Providence. Amen.

Chloroformés par une Constitution à laquelle ils se réfèrent sans cesse mais qu’ils n’ont pas (bien) lue, moins encore comprise, ces «vrais Américains» sont souvent ignorants de l’histoire de leur propre pays faute de l’avoir étudiée scrupuleusement. Pour eux, l’Amérique est un mythe sans histoire(s), un imaginaire de livre pour enfants, quelques films ou séries télévisées, de fausses rencontres avec la Nature (à qui on ne demandera jamais pardon de l’avoir tant exploitée sinon en admirant mièvrement les planches du peintre naturaliste Jean-Jacques Audubon), les noms de quelques villes, de quelque route, de quelques chapeaux à larges bords, de quelques tycoons comme Carnegie, Ford, Morgan, Vanderbilt, Rockefeller et quelques autres, tous des héros emblématiques, auxquels il convient naturellement d’ajouter Gates, Brin, Page et Zuckerberg pour démontrer que le mythe est encore vivant.

Beaucoup de «vrais Américains» ont fait de piètres études secondaires dans des high-schools minables où il leur était loisible de choisir la coiffure, le travail du bois ou home economics (Home Ec) en lieu et place de disciplines plus classiques comme l’histoire, la géographie ou les langues étrangères. Sarah Palin et Michele Bachmann, pour ne citer que les plus représentatives de ces bougres incultes, ne savent rien, je l’affirme, de l’art d’être américain. Pour elles, l’Amérique se résume à des églises et des fusils, à Betty Crocker et Aunt Jemina, peut-être aussi à quelques pages d’une histoire mal comprise, sublimée, et digérée comme un mauvais repas. Ces deux écervelées ne jurent que par le premier et le deuxième amendements de la Constitution, peut-être aussi au dixième, qui donne aux Etats tous les pouvoirs qui ne sont pas explicitement dévolus à l’Etat fédéral. Et c’est pourtant sur ces deux illuminées et quelques autres aussi, hélas, que naît à nouveau l’espoir illusoire de valeurs intemporelles que nourrit tant bien que mal un peuple bercé par sa légende, qui se croit toujours en danger.

En 1946, John-Fitzgerald Kennedy, alors candidat au Sénat, fit une déclaration majeure sur «Quelques éléments du caractère américain» (les éléments religieux, idéaliste, patriotique et individualiste). Quelques décennies plus tard, Bill Clinton, dans son premier discours d’investiture en 1993 déclarait ceci : « Chaque génération d’Américains se doit de définir ce qu’être américain signifie. » Barack Obama a répété le même message intemporel en d’autres termes, tout aussi éloquents, avant et depuis son élection : « This is the United States of America. » Il y a fort à parier que ses successeurs feront de même car ainsi le veulent et l’Histoire et la conscience collective que cette Histoire emporte, loin de toute démagogie et de toute ignorance.

Retour en France, où l’on souffre des mêmes maux qu’ailleurs, souvent par mimétisme ou par complexe. On arguera avec raison qu’un certain monsieur B. lança un débat opportuniste sur l’identité nationale à l’approche de quelque élection capitale. Il fallait en effet gagner à son parti quelques voix en flattant un bas peuple pétri de doutes, de rancœurs et de fins de mois difficiles. Le projet était mesquin et détestable, bien sûr, tout comme son funeste ministère, qui biaisa aussitôt, en confondant immigration et identité nationale avec autant de fourberie et de perfidie que d’imprudence, un débat qu’on eût souhaité honnête, ouvert, démocratique, instruit et serein.

Le «franchouillard» monsieur R., dans une chronique publiée dans un hebdomadaire en vogue, suggéra avec un humour et une ironie qui ne masquèrent jamais le sérieux de son propos, qu’il appartient à chacun de définir son identité : je suis «corse» ou «breton» ou «alsacien», «socialiste», «noir», «catholique», «homme ou femme»… ou bien encore «français», tout bêtement.

Je l’admets, je le confesse, je l’avoue : je suis français avant tout. Et pourtant mes origines, mon sang, mes amours, mes appétits sont mêlés ailleurs, étrangement, et de toute façon autrement que ce qu’exige certaine politique qui ne sait pas grand-chose du choix d’appartenir.

Comme tout Français (ou presque), j’ai une «Carte Nationale d’Identité», qui n’est pas, loin s’en faut, une carte d’identité nationale. Les mots changent de sens lorsqu’ils se mélangent et ce mélange-là, non, vraiment, merci, très peu pour moi !

Bref, sur ma CNI : ma photo en noir et blanc (sans lunettes ni sourire), ma taille, mes date et lieu de naissance, sans oublier mon sexe, que je prends pourtant soin d’enfouir en maintes occasions pour rester politiquement correct.

Telle n’est pas, loin s’en faut, mon identité, que je définis autrement puisque j’ai encore la liberté de cet exercice : je suis avant tout ce que je veux ou crois être, ce qui revient au même. Disons que mon identité revêt une certaine complexité dont ne rendra jamais compte une carte plastifiée, moins encore un quelconque fichier, fût-il ordonné, constitué puis conservé par le gouvernement (peut-être à des fins ignobles que je n’ose imaginer ici, en France).

MA PETITE HISTOIRE IDENTITAIRE À MOI

Mon père est né grec, d’un père chypriote orthodoxe et d’une mère juive marocaine. Ma mère (ouf !) est française jusqu’au bout du béret depuis des générations, bien que née au Maroc d’une mère nîmoise et d’un père lorrain qui se trouva au Maroc en quelque circonstance pacificatrice pour servir la France. L’honneur est sauf, donc.

C’est, notez au passage, le fait que ma mère était au Maroc au moment opportun qui fit qu’elle connut mon père et que je naquis là-bas, à la clinique des Fleurs à Casablanca, à la fin du mois de mai 1960.

Quand on aime, on ne se pose pas la question de l’identité : une jeune Française pure souche tombée follement amoureuse d’un métèque pouvait-elle se poser cette question-là ? Et si la question s’était posée (puis mal résolue) dans ce couple improbable, aurais-je pu être conçu et naître ?

Ces amours faillirent mal tourner, ma mère refusant d’abandonner son amoureux au chantage affectif et très Grande-France d’un père qui jouait la Marseillaise dès que le promis passait le pas de sa porte, lequel était aussitôt, immanquablement transformé en un infranchissable seuil de tolérance.

Après maints démêlés et autres futiles provocations en duel, le mariage eut lieu, enfin, en bonne et due forme, au consulat de France (ou à la préfecture, qu’importe !) à Casablanca.

Conquis par une certaine idée de la France et un projet de rêve de tous nous y installer un jour, mon père décida à ma naissance, sans me demander mon avis (évidemment), que je serais français, « un point c’est tout, merde alors ! » ; que je n’aurais donc pas le choix, à ma majorité, d’opter pour la nationalité grecque ou française. Il rendait ainsi à mon grand-père, sans le savoir, la monnaie de sa pièce.

Je serais donc français, rien que français, français sans autre forme de procès. Et catholique romain de surcroît ! Il faut dire que c’était déjà la religion de mon père qui, né dans un bled de l’Atlas marocain où il n’y avait ni pope ni rabbin, fut baptisé par un curé, le seul homme d’église dans les parages. De ce fait, mon père fut élevé dans la foi catholique, nonobstant celle de ses parents chéris, ce qui sans doute aida à ne pas entraver plus que de raison son futur mariage avec une Française pur sucre.

Nous sommes arrivés en France lorsque j’avais cinq ans (j’en ai cinquante-et-un), avec mes frères cadets, français eux aussi dès leur naissance pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus. C’est alors, naturellement (!), que mon père demanda sa naturalisation, qu’il finit par obtenir dans les années 70 après trois tentatives infructueuses. Enfin il prit sa carte, si j’ose dire. Nous étions enfin tous français, Papa comme les autres ! Cependant, à chaque demande de renouvellement de ma «carte nationale d’identité», il me faut prouver que mon père est bien français et que je n’usurpe pas mon «identité». Fort heureusement, le Sage a conservé l’original de son décret de naturalisation, sans lequel je serais sans doute apatride aujourd’hui. Aux dernières nouvelles, nous serions des centaines de milliers dans ce cas. Comme chantait Barbara, «il pleut sur Nantes». Comprendra qui pourra. C’est juste une histoire d’état civil.

J’ai eu la chance d’aller à l’école puis de faire de longues études. Comme tout intellectuel, je m’interroge, je réfléchis, je doute. Hélas, ce n’est pas chose facile, plus aisée cependant que de devoir compter ses sous à la fin du mois sans pouvoir se payer le luxe de réfléchir à son identité (de Français) !

Réfléchir à l’identité (nationale) est un luxe auquel nous n’avons pas tous un accès libre et égal, par la force des choses, à cause des circonstances sociales, cultu(r)elles, linguistiques, architecturales ( «les cités» ), etc.

Qu’est-ce qu’être français ? C’est en ces termes, je crois, que la question nous fut posée un jour (ou plutôt une nuit) par un monsieur empressé, à un moment dont il est utile de rappeler ici la douteuse opportunité – et le non moins douteux opportunisme. Eh bien, pour ce qui me concerne, être français, c’est adhérer mordicus, sans réserve, à des valeurs (républicaines), à une histoire (plus ou moins glorieuse) et à une langue (vecteur de cohésion sociale et spirituelle, à l’écrit comme à l’oral). La liste est bien courte, certes, mais elle peut être déclinée, un peu comme toute identité.

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. C’est aussi court que ma pauvre liste à moi. Rien à ajouter pourtant. Tout est dit. C’est comme BLEU BLANC ROUGE ou THESE ANTITHESE SYNTHESE. Et la laïcité ? me rétorquera-t-on. Et la solidarité ? et l’Ecole pour tous ? et la Démocratie ? et le panier de la ménagère ? et la voiture de mon oncle ? Tout ceci se fonde et s’exprime naturellement dans nos trois valeurs fondamentales (universelles ?), qui sont souvent heurtées, bafouées, blessées, voire saignées par ceux qui, au sommet, sont pourtant censés les promouvoir et les défendre. Ces gens-là, sachez-le, ne sont rien d’autre que les thuriféraires d’une cause, aussi vaine qu’immédiate, perchés sous les lambris et les ors de notre République : ils sont l’Etat. L’Etat, c’est eux ! Vous voulez des exemples ? Tenez-vous donc au courant de l’actualité ! Jour après jour, pendu à votre poste de radio ou à votre télé, ou plongé dans votre journal, vous verrez tous ces exemples tomber comme des flocons en hiver ou des feuilles en automne, sans la moindre poésie. Je parle de ce qu’on nomme pudiquement «les affaires». Je parle aussi de la manière dont est gouverné ce pays depuis des lustres, dans l’égoïsme trop confortable des prébendes, loin de ce peuple dont on se moque mais qu’on s’empresse de courtiser lorsqu’approchent les élections. La seule émotion à l’écoute de ces bulletins ou la lecture de ces articles (à condition qu’ils soient honnêtes) sera alors votre propre colère, qui montera en grondant comme une prière, peut-être un simple vœu – pieux.

Il y a cette terre qui accueille tous les hommes qui croient en ses promesses ; un lieu où tout n’est pas permis mais où tous sont invités à vivre ensemble, cimentés par l’idée qu’une nation n’est pas un troupeau rassemblé par erreur ou par circonstance sur un même pré carré. La terre est un sol, un socle, qu’on bénit et que l’on remercie pour toute ses nourritures.

Il y a eu débat, avec en toile de fond (si l’on peut dire), la burqa, le niqab et même le simple voile. Je me suis exprimé contre le port de ces vêtements, non pas seulement parce qu’ils portent atteinte aux droits et à la dignité des femmes (ce qui est en soit insupportable), mais parce qu’ils manifestent le refus de ce vivre ensemble qui est le seul moyen de souder un peuple. Je souffre que ces fantômes vivent parmi nous, sur les trottoirs et dans les rues de la République, en arborant hypocritement, fallacieusement et avec arrogance une «carte nationale d’identité». Car leur identité (je doute que les ectoplasmes en aient une) est ailleurs, par leur faute comme par la nôtre.

Je propose, pour conclure, que soit médité ce court extrait d’un discours du président américain Theodore Roosevelt (1858-1919). Bien qu’il date de 1915 et qu’il s’adressât aux citoyens américains, nous devrions tous le faire nôtre tant il est vrai, profond et sage. Je vous le livre dans le texte : « There is no room in this country for hyphenated Americanism. When I refer to hyphenated Americans, I do not refer to naturalized Americans, Americans born abroad. But a hyphenated American is not an American at all. This is just as true of the man who puts ‘native’ before the hyphen as of the man who puts German or Irish or English or French before the hyphen. Americanism is a matter of the spirit and of the soul. »

Etre américain ou bien français, allemand, espagnol, grec, marocain, etc., est donc, pour sûr, affaire d’esprit et d’âme. Il n’y a rien à ajouter à ces belles paroles, et rien à retrancher !

Ma grand-mère marocaine et juive nourrissait tout le monde, le Chrétien, le Musulman et le Juif. L’apostat et le mécréant aussi. Il y avait toujours, m’a-t-on narré, quelque chose sur ses fourneaux ou dans son garde-manger au cas où quelqu’un – quiconque – viendrait frapper à sa porte et donc franchir son seuil. Elle était, je crois, the Spirit and the Soul. J’ai appris d’elle ce qu’est vraiment la sainteté. Dieu ait sa belle âme !

Pour faire très court :

Nom : Kakouridis
Prénom : Thierry
Date et lieu de naissance : 28 mai 1960 à Casablanca (Maroc)
Sexe : masculin
Taille : 1,78m
Couleur des yeux : marron
Signes distinctifs : port de lunettes, œil torve, bon fond mais mauvais esprit
Nationalité : française

Un point c’est tout ! Ou presque.

Comments (6)

Thierry Kakouridisnovembre 9th, 2009 at 15 h 31 min

I positively hate backlinks since they turn people away from my own blog :-) . In any case, yours is very good, as ever. I did forget to mention merit as a key identity-shaping Republican value. My unwitting yet forgiveable mistake.

Thierry Kakouridisnovembre 9th, 2009 at 15 h 49 min

A ceux qui aiment l’Histoire, un vieil ami nous adresse des chansons patriotiques que sa mère, âgée de 101 ans aujourd’hui, apprenait à l’école. C’était en 1914 ! D’où il ressort que l’identité nationale est un très vieux débat, patiné par l’histoire ; que la haine et la guerre sont aussi des vecteurs de cette identité ; et que tout cela ne doit jamais recommencer !

Il était un aigle puissant
Qui faisait des rêves de sang
Entre ses deux griffes immondes
Il tournait vers le coq gaulois
Ses grands yeux fourbes et sournois
Et l’entourait, diplomatique
Dans d’embrassades trop pacifiques.
Mais lorsque chacun a compris
Qu’il fallait prendre les fusils
Cocorico le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes,
Au soleil de la liberté
L’aigle n’a compris qu’un mot
Rien qu’un mot, rien qu’un mot
Lancé sur notre territoire
Qu’il faut que, tout couvert de gloire
Tout soldat devienne un héros.
Hardi les gars ! Hardi les gars !
Cocorico !

Chanson apprise à l’école vers 1914. De mémoire par (s)a mère à 101 ans.

Sonnez fanfares triomphales
Sonnez canons battez tambours
Et vous, cloches des cathédrales
Ebranlez-vous comme aux grands jours
En ce moment la France toute entière
Est debout avec ses enfants
Pour saluer comme vous la bannière
De la pucelle d’Orléans.
Etendard de la délivrance
A la victoire il mena nos aïeuls
A leurs enfants il prêche l’espérance
Fils de ces preux chantons comme eux
Chantons comme eux : Vive Jeanne, Vive la France !

Chanson apprise en classe en 1914.

Marganovembre 12th, 2009 at 10 h 44 min

Concernant MON identité je dirai que je me sens « ciudadana libre de la Republica de las Letras » comme disait le grand Feijoo.
Ni patrie, ni nation mais seulement cette République des Lettres qui a fait ce que je suis ;
à laquelle j’espère rester fidèle et ne trahir jamais.
Marga

Margotnovembre 19th, 2009 at 12 h 16 min

Je viens de découvrir le forum de mon neveu chéri. Un vrai régal !
Tu devrais changer de voie ! Ce serait, certes, une perte pour l’enseignement mais quel apport en politique !!!
Pour l’épisode « familial » du Maroc, j’ai bien ri. C’est vrai que la souscription au catholicisme de Papé et Mamé ressemble un peu aux moutons de Panurge, mais dans leur grande sagesse, ils ont su en tirer un sens inné de la tolérance à tous égards. Toutes les fêtes religieuses – juive, grecque et catholique – étaient célébrées à la maison, ne serait-ce que pour les gueuletons où Mamé exerçait ses talents de cordon bleu ! Et Mamé résumait ça très bien en disant : « Il n’y a pas de religion, la mienne c’est d’aider les gens autour de moi, à chaque fois que je le peux ». Et même quand elle ne le pouvait pas ! C’est l’exemple que nous avons eu tous les jours, sous les yeux. Bien mieux qu’une leçon de morale !

Eric Entressangleavril 13th, 2010 at 16 h 38 min

Certains de nos concitoyens ne semblent pas placer le fait d’être français comme la première de leurs identités, mais se revendiquent de tel ou tel autre pays (par exemple celui de leurs ancêtres, qu’ils ne connaissent souvent d’ailleurs pas vraiment).
Comment éviter le communautarisme dans ces conditions ?
Cela dit, aux USA, malgré les beaux discours de Roosevelt, il me semble que le communautarisme est encore plus présent qu’en France.

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