Sondages de l’Elysée, etc.
11 novembre 2009
1) Les sondages de l’Elysée : 2 millions d’Euros cette année, 3 millions l’année dernière. Pour sonder les Français, leur humeur, leur vote futur et que sais-je encore… Les sondeurs, on le sait, sont souvent très proches de NS. L’un d’eux aurait présenté au Château une facture de 1,5 millions ! Et tout ça aux frais du contribuable ! Le président de l’Assemblée nationale, pourtant un fidèle de l’UMP, n’a rien contre la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur ces frasques, relevées par la Cour des comptes. Le président du groupe UMP à l’Assemblée, JF Copé, s’offusque qu’une telle commission puisse être créée car, affirme-t-il, elle serait anticonstitutionnelle. Pfff… A côté de la plaque, comme souvent !
J’aimerais tant que les quelques milliers d’euros que je verse au fisc servent à autre chose qu’à ces sondages (5 millions d’Euros en deux ans !), à la douche présidentielle (245 000 Euros !) et à toutes ces obscénités élyséennes (e.g. un dîner de gala au Grand Palais qui a coûté la bagatelle de 5050 Euros par convive) ! Des millions de Français crèvent la dalle (un certain secrétaire d’état, soudain apparu, s’en occupe, dit-on). La dette explose, le déficit public aussi (8% du PIB au lieu des 3% maximum exigés par le pacte de stabilité européen). Les comptes de la Sécu sont dans le rouge foncé. Et le président s’en fout : il dépense tant et plus aux frais de ses « chers compatriotes ». Le collier de la Reine, à côté, c’était de la rigolade !
2) Sur France Info, Bernard Pivot vient d’habiller Eric Raoult pour l’hiver. Suite aux déclarations du député sur le « devoir de réserve » auquel devrait s’astreindre tout lauréat du prix Goncourt (cf. l’interview donnée par Marie Ndiaye aux « Inrockuptibles« ), l’académicien n’y est pas allé par quatre chemins : M. Raoult ne connaît rien à la littérature et il a commis une bourde. Pensez donc ! Ca ne fait qu’un cafouillage de plus.
3) Ce 11 novembre, Angela Merkel assiste aux commémorations de la Grande Guerre à Paris. C’est une première. Nicolas Sarkozy entend ainsi célébrer la réconciliation de l’Allemagne et de la France. Naïvement, je croyais que les deux pays étaient réconciliés depuis belle lurette grâce à De Gaulle et Adenauer puis, un peu plus tard, par Giscard et Schmidt, puis par Mitterrand et Kohl, puis encore un peu plus tard par Chirac et Schröder. Je me pose alors la question : cette énième réconciliation ne pourrait-elle pas semer le doute sur la solidité et la sincérité de l’amitié franco-allemande ? Faut-il donc se réconcilier tout le temps pour faire la paix et être amis ? Enfin… il paraît qu’entre Sarkozy et Merkel, ça kohl mieux aujourd’hui… UHU ! Et Tagada Tsoin Tsoin…
