A que j’an é marre de Johnny !
Ca n’arrête plus depuis des jours : Johnny Halliday est hospitalisé, comme chacun sait, à Los Angeles. On nous abreuve, on nous gave, on nous dégoûte de son état de santé, heure après heure, jour après jour. Je n’en peux plus ! Arrivé dans cette ville exotique en fauteuil roulant, quelques heures après une opération dans un hôpital très très chic de Paris, le rocker préféré des Français (enfin… de presque tous) se remet enfin de deux comas artificiels, entourés de sa meute familiale, amicale et journalistique. Tous les auditeurs, lecteurs et téléspectateurs français (pas les autres, heureusement pour eux !) ont droit à des bulletins de santé réguliers, qu’ils le veuillent ou non : l’idole est alitée ; il se réveille ; il souffre ; il est heureux d’être si bien entouré, plus auréolé encore que ses aisselles sur scène (ou sur Seine, comme vous voudrez) !
On nous informe que les concerts « Johnny 66 » (route 66, âge 66 : c’est futé, hein ?) ont tous été annulés. Tu parles : le pauvre vieux n’a pas le droit de prendre l’avion pour rentrer en France. Personnellement, ne faisant pas partie des quelque 160 000 fans qui, les larmes aux yeux, se feront rembourser des billets à 100 euros min., je me fous éperdument de la nouvelle, comme je me fous de l’artiste ! Quant aux inquiétudes de ses compagnies d’assurance… Je voudrais tout simplement qu’on ne m’impose pas ses bulletins de santé ni les commentaires mièvres de ses amis éplorés. Ras-le-bol, donc, des nouvelles de Johnny à la une de tous les journaux, de toutes les radios et de toutes les télés de France. La France, ce pays où, soit dit en passant, la star fait tout son fric sans y payer l’impôt.
Du Johnny, nous en bouffons tellement que j’aimerais qu’il devienne enfin, une fois pour toutes, l’idole des jeûnes !

Je suis d’accord, ça nous saoule avant le réveillon, c’est l’indigestion avant Noël.
N’oublions pas que si on reçoit ces infos, c’est parce que les journalistes vont les chercher.
Et pourquoi le font-ils ? Pas parce que c’est passionnant, mais parce que ça fait vendre (des journaux, ou de l’audimat).
Et la boucle est bouclée.
Ça n’est plus de l’information, c’est du business, voire de la pub. La pub, faut zapper.
PS: excellent jeu de mots final, je n’ai pas pu m’empêcher de le twitter !