Copenhague : le chant des sirènes

J’avais (pré)dit à mes élèves, dans ma classe, que Copenhague serait un échec. C’en est un, hélas, sans l’ombre d’un doute. Les chefs d’états réunis aujourd’hui s’apprêtent à signer un simple document, une déclaration d’intention en quelque sorte, pour éviter que ce sommet ne soit un fiasco ou, plus précisément, qu’il n’apparaisse comme tel au yeux de l’opinion publique mondiale. Personne ne s’engage ; rien n’est obligatoire : chacun pourra continuer à pourrir le monde à son seul profit après avoir ajusté sur son tout petit nez ses toutes petites lunettes. 2050, c’est loin. 2100, plus loin encore… Après nous le déluge !

On se contente de se saluer, d’être d’accord sur le fait de ne rien faire, en attendant une nouvelle conférence qui, c’est certain, résoudra cette fois tous les problèmes. Tous ! Mais la température monte, monte, monte, comme le niveau des mers… et de la connerie de ceux qui nous dirigent.

Si Noé veut de moi, je le suivrai pour une nouvelle aventure ! A moins que les peuples ne se révoltent avant et envoient leurs gouvernants à l’eau.

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