Vacances

L’actualité me déprime, disais-je ailleurs. Je suis rentré des Alpes ce soir par nécessité et y retournerai demain comme la limaille va à l’aimant.

J’ai lu et entendu ici et là certaines interventions officielles et autres faits divers qui, si j’ai bien compris, pourraient faire de l’automne une saison bien plus « chaude » que cet été torride. Est-ce possible ? Je ne parle pas du Tour de France (inintéressant pour moi, comme le tennis, le foot, le golf, etc., mais tellement distrayant pour d’autres), pas même de son rituel passage par mes très chères Alpes : alors que certains pédalent sous les applaudissements et les micros, beaucoup rament dans la même sueur mais sur d’autres pentes, plus silencieuses, plus anonymes et souvent bien plus dures.

Bref, l’actualité me déprime, alors je replie le journal et décide de n’allumer ni radio ni télé. Je fais l’autruche. Nous verrons bien dans quelques semaines, lorsque je sortirai la tête du sable. Qui sait, peut-être nous annoncera-t-on enfin une bonne nouvelle…

Nous sommes aujourd’hui le 14 juillet 2010. Voilà que, pour me divertir un peu, juché sur ma terrasse marseillaise, je vois le ciel noir tout pomponné de feux multicolores : ils ont tous la même forme ronde et s’ordonnent bêtement comme des boules sur un sapin de Noël artificiel. Pas la moindre guirlande, le moindre tourbillon, la moindre originalité : juste des couleurs qui s’éteignent, seconde après seconde, après avoir fait semblant d’embraser le ciel. Et ça dure, ça dure… d’interminables minutes dans une moiteur étouffante qui me précipite enfin derrière ma baie vitrée, sous le climatiseur. Pas très écologique, soit, je vous l’accorde, mais je m’en fiche ! La chaleur humide m’incommode ; elle m’empêche de rêver, de penser et d’écrire. Et surtout, surtout, elle m’interdit de dormir !

Vivement demain midi où je retrouverai, dans ma fraîcheur artificielle et la pénombre de mes persiennes baissées, un excellent ancien élève (un artiste !) qui a bien voulu illustrer mes textes. Nous déjeunerons avant de travailler. Je lui ai apporté des Alpes une tourte au saumon et aux poireaux, une aux herbes avec des lardons, ainsi qu’une tomme, des pêches et quelques abricots.

Vivement demain soir, aussi, où je reprendrai la route pour coucher dans le lit frais de ma maisonnette en montagne !

A bientôt. Je serai de retour à la mi-août. En attendant, je vous invite à savourer Schumann, interprété par le pianiste roumain Radu Lupu et/ou à lire le post suivant, un petit texte que m’a inspiré mon humeur du moment.

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