Un poème pour Olive

A Olive, un ami qui dessine avec talent son humeur et la mienne.

OLIVE

Le trait – bien inspiré –
Est juste et coloré.

Le dessin se projette
Où se reposent des bulles –
Des histoires, des vignettes.
L’Artiste est somnanbule.

Olive – noyau pulpeux –
Fait couler toutes ses huiles –
Son encre en bout d’épine.
Du pinceau – juste un peu –
Et de sa plume utile,
Il vous taille – comme une mine.

Au bout de son fusain
Qui erre sur la planche
Il s’amuse à croquer –
La tête dans les mains –
Ce qui fait rire, pleurer
Et qui se paye en tranches.

Je vous livre deux trois mots
Prisonniers du cartouche
Où se disent tous les maux :
Ceux qui blessent et qui touchent.

En deux coups de crayon
S’arrachent tous vos bâillons,
Vos silences, vos bandeaux,
Vos mots tus, vos rideaux.

Le trait – bien inspiré –
Est juste et coloré.

C’est le Cœur qui s’affale
Sur une belle feuille étale.

Comments (2)

guillemototdécembre 17th, 2011 at 8 h 07 min

Quelle jolie plume! un bel hommage à notre Olive, Thierry, Bravo!

Thierrydécembre 19th, 2011 at 9 h 41 min

Merci Céline ! Je ne sais pas dessiner mais j’ai quelques idées et quelques émois qui s’expriment par des mots. Olive est un ami avec qui je partage un sentiment commun, peut-être quelques colères sourdes, quelques révoltes qui se disent par l’humour.

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