Obama, I care!

Obama 2013 : comme tous les discours inauguraux, le discours du 21 janvier a galvanisé les foules – dans l’instant – parce qu’il y était avant tout question de la grandeur intemporelle d’un peuple et de ses valeurs. Le ton était normalement lyrique : chaque mot avait son importance ; chaque phrase pesait son poids, les uns comme les autres ponctués de silences invitant aux applaudissements émus plus qu’à la réflexion l

Le peuple américain aime être flatté, tous les quatre ans, lorsque la solennité de la prise de fonction présidentielle l’exige, plus qu’en n’importe quelle autre circonstance. Le peuple (« We the People ») est communément uni par le(s) discours et les larmes, d’émotion ou de tristesse. Hier, c’était de l’émotion. Demain, back to business! Retour à la tristesse ?

Obama, comme tous les Américains, aime le lyrisme, peut-être aussi le mélodrame. Peut-être pas. Maybe. Maybe not. Who knows? Mais le style ne dissimulera pas à ceux qui savent écouter avec leur tête plus qu’avec leurs oreilles la force d’une conviction : celle de faire coïncider une présidence, une action pour la morale, l’égalité et la compassion avec les valeurs fondatrices qui firent des USA ce qu’ils sont aujourd’hui. Voilà pourquoi Barack Obama est et sera encore un très grand président des Etats-Unis. So there!

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