Afrique

L’homme a transformé l’homme
En un monstre assoiffé de son sang.
Il regarde la terre de son oeil triste – absent
Comme une bête de somme.

Au coeur du continent
Se perce l’humanité bestiale
À grands coups de machette
Bâton et mitraillette.
La haine est son destin – infernal –
Un effroi permanent.

On voulut faire de l’homme un être civilisé
Piétiner son histoire comme on foule la savane
Observer ses usages dans un très grand musée
Après avoir sucé la mangue et la banane.

Ma belle et pauvre Afrique
Par la lame qui défriche
Tu remplaças la trique
Au lieu de te faire riche.

Je pleure sur ton suicide
Et sur toute la folie
De celui qui trucide
Les enfants dans leur lit.

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