Les ombres

Des bipèdes enragés comme des chiens
Hurlent toute leur haine
Vomissent leur glaire amère.
Ils glissent comme des ombres
Noires et glacées
Sur le pavé mouillé de janvier
Et crachent dans leur foule
Leur inhumanité.

Ces êtres décérébrés
Ces ectoplasmes bruyants
Brandissent des ananas –
Le fruit de leur bêtise
Et le jus de leur bile –
Eux qui veulent déchirer
La douce chair de Marianne
De leurs crocs acérés.

De leurs gestes obscènes
De leurs visages tordus par les cris
Et la haine de l’Autre
Ils rassemblent autour d’eux
Toute leur bestialité
Et les âmes perdues
Condamnées à survivre
Dans leur terrible enfer.

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