La barbarie

Ce que les barbares islamistes ne savent pas : on ne détruit pas une âme en coupant une tête !

Un poème composé naguère :

LES BARBARES

Deux jeunes hommes ont franchi
Sans le vouloir –
Eux qui pouvaient attendre –
Ce seuil qui conduit tôt ou tard au trépas –
Du Tout au néant
Ou de la terre au Firmament –
Peut-être.
Quelques-uns, sans prévenir, ont défoncé la porte.
Ils ont précipité ces deux âmes innocentes et tranquilles
Du banal rebord d’une vie insouciante,
Belle, gaie, toute fleurie de promesses –
Qui savouraient la Vie autour d’une table heureuse
En un lieu bien commun –
Vers la célébrité d’une mort immédiate,
Brutale, violente, sauvage, aléatoire –
Sur une scène désertique, sans ombre –
Pas même celle d’un espoir –
Pour expier une faute qu’ils n’avaient pas commise.
Ces âmes sont aujourd’hui – avant l’heure –
Passées au cimeterre.
Privés de liberté – comme bien d’autres otages –
Puis aussitôt de Vie –
Les jeunes anonymes – sans Histoire –
Ont ému un monde épouvanté –
Par la folie de quelques hommes –
Rongés par une haine incurable –
Qui commettent le pire – que la Langue ne peut plus désigner.
Pauvres nuages de poussière,
Virgules sur la dune,
Bêtes du désert –
Scorpions et serpents,
Charognards en l’Espèce,
Lézards sans eau ni larmes,
Insectes réfugiés dans les failles des montagnes
Pour échapper au prédateur furtif,
Ecoutez bien le vent quand il change de sens
Et quand la dune se meut et défait l’horizon !
Vos visages sont masqués par une étoffe
Qui retient votre souffle sec –
Ecarte le Divin de vos cœurs pétrifiés,
De vos âmes desséchées
Comme des noyaux de dattes.
Vos regards fielleux,
Le sifflement de vos langues fourchues,
Le hurlement sans écho de votre haine glorieuse,
Vos armes à l’épaule
Et vos corps désertés par ce qui fait un Homme
Seront un jour châtiés par vos propres flammes.
Tout ce que vous n’êtes pas mérite l’enfer du dieu
En qui vous dites croire.
Vous ne le priez pas à visage découvert
Parce que vous avez Peur –
Parce que vous avez Honte.
A cette idole que vous pensez si grande –
Dans un désert de sable et de pierre –
Inerte et sans ciel –
Sans écriture, sans signe véritable –
Vous voulez conduire l’ « infidèle »
Au bout d’une baïonnette
Par d’odieux sacrifices.
Vos noyaux, sachez-le, ne feront jamais pousser les palmiers.
Vous ne connaîtrez jamais l’oasis
Ni le bonheur de cultiver des légumes et des fruits
Ni la joie d’ouvrir une porte à l’Inconnu pour offrir le lait
Ni le rire d’un enfant.
Vous êtes maudits –
Vous qui survivez dans un four sans ombre
En vous cachant toujours pour haïr en secret –
En poussant ces cris exaltés engloutis par le vent.
Quand vous aurez trop soif, vous sucerez le canon de vos fusils
Jusqu’au dernier grain de poudre.
Vous crèverez de soif. Et ce sera bien fait.
L’homme sage et tranquille –
Toute colère contenue –
Posé – calmement – sur ses principes –
Même si la chose est dure –
Doit veiller à n’être pas dérangé.
Il se dit qu’il doit continuer d’aimer
Malgré tout –
De ne pas faire le mal –
De vivre en l’Autre et –
Avec Lui et tous les Siens –
De faire pousser de grands palmiers
Qui un beau jour feront dattes.
C’est là – Seulement –
Dans le recoin des cœurs paisibles –
Qu’est le salut de toute Humanité –
Et que vaguent les Âmes
Dans leur pleine Liberté.

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