LE DÉCLIN

Il est
Caché dans un porte-monnaie
Qui ne s’ouvre jamais
Dans l’âme errante
Inexistante
De celui qui croit
En Rien
Qui se réjouit, reste coi
Dans sa mélancolie
De l’ombre portée des mots.

Il est cette feuille morte
Qui craque sous le pied
Et puis s’envole en miettes
Pour contempler les temps
Et leurs reflets moirés.

Il est heureux
Comme les autres peinent
Se lamentent
Gémissent et pleurent
Heureux et fier
Altier
Porté par ses disciples
Et leurs grimaces masquées
Dans son char accroché
Sur une pente raide
Parsemée de cailloux
De lichens et de trous.

Il est tel un miroir
Le reflet du malheur
Tout noir comme les idées
Dont il nourrit l’apôtre
Qui le suit pas à pas
Le porte et le soutient
Et agite devant lui
Des oriflammes nocturnes
Pour effrayer l’Humain
Et lui dire qu’il est mort
Et qu’espérer est vain.

©Thierry Kakouridis-Torres

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