Sage politique

J’ai offert mille fois à mon cœur la raison
Et tant de fois goûté à des fruits de saison.
J’ai donné pour mieux prendre, me servir à l’instant
Et prié le vieux temps pour qu’il se fît présent.

J’ai bien donné cent fois et mon âme et mon corps
À qui voulait entendre rarement mais encore
Tous les creux en relief d’une vie désireuse
De l’attente accomplie d’une folie curieuse.

À gagner de ses pertes on devient un vieux sage
Assis au feuillage sombre de tous ses beaux lauriers,
Qui contemple sa racine en maudissant l’ombrage.

Quand un ciel protégé se glisse dans l’horizon
Et transporte en sa voûte de l’Amour le courrier,
On se plaît à attendre en sa douce maison.

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