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	<title>Bienvenue sur le site de Thierry Kakouridis &#187; Coups de coeur</title>
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		<title>&#171;&#160;Papy Boum&#160;&#187; par Ramdane Issaad</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 10:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Papy Boom]]></category>
		<category><![CDATA[Ramdane Issaad]]></category>

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		<description><![CDATA[A lire absolument ! 
&#171;&#160;La crise financière et le Baby Boom des années 50 ont eu pour résultat l&#8217;explosion du nombre de quinquagénaires rejetés par le marché du travail du XXIème siècle. Les suicides et les actes de délinquance de cette catégorie de population ont quasiment doublé ces dix dernières années. Parmi ces nouveaux défavorisés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A lire absolument ! </p>
<p>&laquo;&nbsp;La crise financière et le Baby Boom des années 50 ont eu pour résultat l&#8217;explosion du nombre de quinquagénaires rejetés par le marché du travail du XXIème siècle. Les suicides et les actes de délinquance de cette catégorie de population ont quasiment doublé ces dix dernières années. Parmi ces nouveaux défavorisés, l&#8217;ouvrier contremaître Léonard Bornstein, 57 ans, licencié en fin de droits, inéligible pour la retraite, qui découvre à ses dépens que la France a les minima sociaux parmi les plus bas d&#8217;Europe, et que le déclassement auquel il est soumis va le condamner à vivre à la rue. Un acte de rébellion irréfléchi le conduit en garde à vue et il prend conscience à cette occasion d&#8217;un fait libérateur&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="http://www.leseditionsdunet.com/litterature/325-papy-boum.html">Commander le livre</a> (Editions du Net).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>EDMOND, ANNIE</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 13:39:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes et nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Novelli]]></category>
		<category><![CDATA[Edmond Thanel]]></category>

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		<description><![CDATA[A Edmond et Annie, des amis rencontrés presque par hasard. Le hasard fait souvent bien les choses&#8230;
Je donne à mes poèmes –
Souvent –
Un nom – un titre –
De Noblesse :
Celui des gens que j’aime –
Qui m’émeuvent et me poussent.
Aujourd’hui confondus en une même pensée –
Dans un même sentiment
Et dans le même détour :
Edmond, Annie.
Et puisque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A Edmond et Annie, des amis rencontrés presque par hasard. Le hasard fait souvent bien les choses&#8230;</em></p>
<p>Je donne à mes poèmes –<br />
Souvent –<br />
Un nom – un titre –<br />
De Noblesse :<br />
Celui des gens que j’aime –<br />
Qui m’émeuvent et me poussent.</p>
<p>Aujourd’hui confondus en une même pensée –<br />
Dans un même sentiment<br />
Et dans le même détour :</p>
<p>Edmond, Annie.</p>
<p>Et puisque si l’on aime –<br />
On ne chipote pas –<br />
Je ne compterai ce jour ni les vers ni les rimes :<br />
A deux âmes exactes, aujourd’hui je m’arrime.<br />
Je les mêle toutes deux et les pétris ensemble<br />
De mes paumes tendues et d’un Cœur grand ouvert –<br />
Les manches bien retroussées<br />
Pour aller jusqu’au fond –<br />
Bien au-delà du coude, au-dessus de l’épaule :<br />
Ils me viennent à la tête.</p>
<p>Je les sens comme une Fête.<br />
J’en ferai mon gâteau –<br />
Aussi suave qu’eux –<br />
Peut-être.</p>
<p>« L’amitié est parfois virtuelle »,<br />
Disent sottement les oies gonflées de farces.<br />
La mienne est bien réelle –<br />
Au fond de ma belle cuve<br />
Où je tends à faire vivre cette pâte à lever<br />
En y versant – goutte à goutte –<br />
Et mes larmes salies –<br />
Et mon œil ébloui.</p>
<p>C’est Noël, bientôt.<br />
L’Avent n’est pas passé ! Pourtant&#8230;</p>
<p>Au pied de mon Sapin –<br />
Une galoche cirée – pleine d’une belle orange –<br />
Un sourire, une chaleur –<br />
Et quelques papillotes.</p>
<p>Edmond a posé là son merveilleux cadeau !</p>
<p>Au sommet de mon arbre<br />
Se perche une belle Etoile<br />
Qui scintille comme l’espoir embrasé d’un message.<br />
L’oiseau s’est posé là, comme une lettre au passage.</p>
<p>Annie regarde. Elle sourit. C’est Elle –<br />
Qui verse sur toutes les branches une cascade de guirlandes –<br />
Abreuvant les racines, les cadeaux et les Yeux.</p>
<p>Quant à moi, pauvre hère émerveillé<br />
Par ces deux douces lumières –<br />
Je mets un couvert de plus –<br />
Au cas où un Pauvre frapperait à ma porte –<br />
Comme une Prière.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un poème pour Olive</title>
		<link>http://www.kakouridis.net/2011/12/un-poeme-pour-olive/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 09:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes et nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[A Olive, un ami qui dessine avec talent son humeur et la mienne.
OLIVE
Le trait – bien inspiré –
Est juste et coloré.
Le dessin se projette
Où se reposent des bulles –
Des histoires, des vignettes.
L’Artiste est somnanbule.
Olive – noyau pulpeux –
Fait couler toutes ses huiles –
Son encre en bout d’épine.
Du pinceau – juste un peu –
Et de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A <a href="http://satire.over-blog.fr/">Olive</a>, un ami qui dessine avec talent son humeur et la mienne.</p>
<p>OLIVE</p>
<p>Le trait – bien inspiré –<br />
Est juste et coloré.</p>
<p>Le dessin se projette<br />
Où se reposent des bulles –<br />
Des histoires, des vignettes.<br />
L’Artiste est somnanbule.</p>
<p>Olive – noyau pulpeux –<br />
Fait couler toutes ses huiles –<br />
Son encre en bout d’épine.<br />
Du pinceau – juste un peu –<br />
Et de sa plume utile,<br />
Il vous taille – comme une mine.</p>
<p>Au bout de son fusain<br />
Qui erre sur la planche<br />
Il s’amuse à croquer –<br />
La tête dans les mains –<br />
Ce qui fait rire, pleurer<br />
Et qui se paye en tranches.</p>
<p>Je vous livre deux trois mots<br />
Prisonniers du cartouche<br />
Où se disent tous les maux :<br />
Ceux qui blessent et qui touchent.</p>
<p>En deux coups de crayon<br />
S’arrachent tous vos bâillons,<br />
Vos silences, vos bandeaux,<br />
Vos mots tus, vos rideaux.</p>
<p>Le trait – bien inspiré –<br />
Est juste et coloré.</p>
<p>C’est le Cœur qui s’affale<br />
Sur une belle feuille étale.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Point de vue Marseille : ya basta ! LEMONDE.FR &#124; 25.11.11 &#124; 09h48</title>
		<link>http://www.kakouridis.net/2011/11/point-de-vue-marseille-ya-basta-lemonde-fr-25-11-11-09h48/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 08:42:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.kakouridis.net/?p=2036</guid>
		<description><![CDATA[Par Michèle Rivasi et Sébastien Barles
Depuis quelques mois Marseille est redevenue la ville plus vraiment pagnolesque de l&#8217;époque de la French Connection dans le traitement médiatique qui est le sien. L&#8217;affairisme, le clientélisme, les règlements de compte, l&#8217;amoncellement de poubelles dans les rues, la chasse aux Rroms et maintenant aux pauvres avec l&#8217;arrêté anti-mendicité du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Michèle Rivasi et Sébastien Barles</em></p>
<p>Depuis quelques mois Marseille est redevenue la ville plus vraiment pagnolesque de l&#8217;époque de la French Connection dans le traitement médiatique qui est le sien. L&#8217;affairisme, le clientélisme, les règlements de compte, l&#8217;amoncellement de poubelles dans les rues, la chasse aux Rroms et maintenant aux pauvres avec l&#8217;arrêté anti-mendicité du maire, la valse des préfets, la montée de la violence dans les quartiers nord, la dictature d&#8217;un syndicat majoritaire qui sape les fondements même des services publics locaux&#8230; gangrènent la cité phocéenne. La ville étouffe dans l&#8217;agonie de l&#8217;héritage defferro-gaudiniste et la chute du baron Guérini ; une ville gouvernée pour la moitié de  ces habitants, avec la Canebière comme limès, dans un rapport clientéliste et consumériste à la politique.</p>
<p>La ville part à la dérive car il n&#8217;y a plus de pilote à son bord. Jean-Claude Gaudin n&#8217;a pour seule ambition que de laisser une trace dans sa ville en édifiant des &laquo;&nbsp;éléphants blancs&nbsp;&raquo; sans prendre en considération l&#8217;utilité sociale de ses projets à l&#8217;instar du Palais de la Glace et de la Glisse dans la ville la plus chaude de France ou en sur-endettant sa commune et ses contribuables en leur faisant payer la couverture du stade Vélodrome pour la bagatelle de 273 millions d&#8217;euros. Les dirigeants politiques dans leur ensemble manquent de vision pour bâtir la cité du XXIe siècle : solidaire, écologique et démocratique. La gestion de l&#8217;espace public est  symptomatique de cette errance visionnaire : on continue de construire des parkings aspirateurs à voitures en plein centre ville en supprimant des parcs, stades et jardins publics ; on privatise tout espace partagé pour des clientèles locales ; on ferme la pelouse de la Porte d&#8217;Aix en y mettant en &laquo;&nbsp;pâturage&nbsp;&raquo; trois bridages de CRS pour empêcher les riverains de l&#8217;utiliser&#8230;</p>
<p>Or, Marseille est riche d&#8217;atouts exceptionnels : une situation privilégiée au coeur de l&#8217;euro-méditerranée et au centre de l&#8217;arc latin, au débouché du sillon rhôdanien ; deux heureux événements à venir qui peuvent se révéler être une aubaine pour sortir la ville de son atonie et construire la voie d&#8217;une éco-métropole méditerranéenne fondée sur un développement soutenable : la création du Parc national des Calanques (premier parc péri urbain d&#8217;Europe avec entrée maritime et littorale) et Marseille, capitale européenne de la culture 2013 (la culture pouvant participer à casser certaines représentations de la ville et à engager des chantiers de transformation de l&#8217;espace urbain) ; un pôle universitaire et de recherche important ; un tissu associatif très dense ; un projet de requalification de son arrière port avec le projet Euroméditerranée qui peut s&#8217;avérer utile pour recoudre la ville, fédérer les acteurs locaux et s&#8217;inventer un nouveau destin collectif &#8230;</p>
<p>Pour redonner de l&#8217;espoir à la deuxième ville de France, nous appelons à la création d&#8217;un comité d&#8217;éthique et de moralisation de la vie publique locale dans le but de redorer le blason de la ville en veillant à l&#8217;exemplarité dans les pratiques des décideurs locaux. Il s&#8217;agit de mettre en place une structure de veille, composée de personnalités morales, de représentants associatifs dont l&#8217;objet est la transparence démocratique, de juristes, qui pourrait s&#8217;auto-saisir ou être saisie par les citoyens de tout problème relatif à la corruption, aux conflits d&#8217;intérêts, au clientélisme&#8230;</p>
<p>Ce comité pourrait également, au moment des élections, interpeller les candidats sur la base d&#8217;une charte d&#8217;engagements reprenant notamment les prescriptions de Transparency International en matière de transparence dans la passation des marchés publics&#8230; L&#8217;objectif est de sortir Marseille de sa &laquo;&nbsp;mal-gouvernance&nbsp;&raquo;, de garantir l&#8217;intégrité et la transparence de la vie publique locale par une instance de veille au service des citoyens.</p>
<p>L&#8217;attente est forte chez les marseillais de voir leur ville se transformer dans son paysage urbain et ses pratiques locales. Nous ne voulons plus que Marseille soit moquée à l&#8217;extérieur. Nous refusons comme fatalité le folklore marseillais qui fait rire à Paris mais exaspère les marseillais et les nouveaux arrivants.<br />
Marseille ne doit plus être abandonnée par l&#8217;Etat et l&#8217;Union européenne. Un plan Marschall doit être adopté pour doter la métropole de moyens de transports, de logements sociaux et d&#8217;équipements publics dignes de ce nom. Nous interpellons les candidats à l&#8217;élection présidentielle pour qu&#8217;ils s&#8217;engagent dans cette voie. Marseille n&#8217;a rien à envier aux grandes capitales euro-méditerrannéennes que sont Gênes et Barcelone.</p>
<p>Une métamorphose doit être enclenchée. Marseille, ville populaire et métissée s&#8217;est toujours relevée au cours de sa longue et tumultueuse histoire.</p>
<p>Debout Marseille !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Promenades au palais</title>
		<link>http://www.kakouridis.net/2011/09/promenades-au-palais/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 18:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Promenades au palais]]></category>

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		<description><![CDATA[Je fréquente les brocantes et autres vide-greniers. Que voulez-vous, j&#8217;ai une passion pour les vieux objets et les livres anciens, bref pour les antiquités.
Dimanche dernier, je tombai sur un vieux bouquin en cuir qui arborait sur sa couverture, en lettres dorées, ces mots qui peuvent parler encore :  &#171;&#160;REPUBLIQUE FRANCAISE Liberté &#8211; Egalité &#8211; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je fréquente les brocantes et autres vide-greniers. Que voulez-vous, j&#8217;ai une passion pour les vieux objets et les livres anciens, bref pour les antiquités.</p>
<p>Dimanche dernier, je tombai sur un vieux bouquin en cuir qui arborait sur sa couverture, en lettres dorées, ces mots qui peuvent parler encore :  &laquo;&nbsp;REPUBLIQUE FRANCAISE Liberté &#8211; Egalité &#8211; Fraternité&nbsp;&raquo;. Dans un bel écusson ceint de palmes, aux armes de Paris : &laquo;&nbsp;Ville de Paris, Collège Rollin&nbsp;&raquo; dans les mêmes lettres d&#8217;or. </p>
<p>Le 4 juillet 1894, ce bel ouvrage fut remis comme prix pour &laquo;&nbsp;30 témoignages de 1er ordre&nbsp;&raquo; (!) à l&#8217;élève Haulmann du collège Rollin à Paris. Le livre, écrit par Armand Lelioux, s&#8217;intitule <em>Promenades au palais : hommes et choses de la justice</em>. Il fut publié pour la seconde fois en 1884 comme l&#8217;atteste l&#8217;exemplaire que je tiens entre mes mains. Je livre à mes élèves, à mes amis, à mes visiteurs <em>in extenso</em> le premier paragraphe de son introduction. </p>
<blockquote><p>Mes amis &#8211; je puis appeler ainsi les lecteurs à qui je m&#8217;adresse, d&#8217;abord parce que je suis, moi, leur ami, et ensuite parce que je suis persuadé que tous, sans exception, sont de charmantes jeunes filles ou de laborieux garçons &#8211; mes amis, donc, savez-vous quelle est, de vos nombreuses qualités, celle qui a pour effet de nous désespérer le plus souvent ? Ne vous trompez pas : n&#8217;allez pas chercher parmi vos défauts (vous en avez bien quelques uns&#8230;) Vous ne trouvez pas ? Je vais vous aider, alors : cette qualité, car c&#8217;en est bien une, et qui sera pour vous, toute votre vie, une source féconde de progrès et de jouissances &#8211; c&#8217;est&#8230; la curiosité.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Des pigeons sur le faîte</title>
		<link>http://www.kakouridis.net/2011/09/des-pigeons-sur-le-faite/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 09:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes et nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[pigeon]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatre pigeons sont venus se poser tout à tour sur le faîtage de la vieille maison d’en face. Le toit est en tôle ondulée. Il est tout rouillé. Il est aussi vieux que la bâtisse qu’il protège tant bien que mal de la pluie, de la neige, du vent, de toutes les intempéries, le soleil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre pigeons sont venus se poser tout à tour sur le faîtage de la vieille maison d’en face. Le toit est en tôle ondulée. Il est tout rouillé. Il est aussi vieux que la bâtisse qu’il protège tant bien que mal de la pluie, de la neige, du vent, de toutes les intempéries, le soleil y compris.</p>
<p>Tout là-haut les pigeons s’organisent en toisant le village. Il y a entre eux une égale distance, un mètre à vue de nez. Et l’illusion commence devant mes yeux chassieux et mon bol de café. Il est sept heures du matin.</p>
<p>On n’entend rien d’ici, pas le moindre roucoulement. Les volatiles se bécotent tout en se becquetant le plumage de concert comme dans un rituel. Qui ose dire encore que ces bêtes-là sont sales et sans amours !</p>
<p>Soudain un pigeon se rapproche d’un autre et brise du même coup le bel écart égal, cette harmonie visuelle, toute cette géométrie. Le quatrième, à droite, s’éloigne alors pas à pas, prend sa place à l’écart et poursuit sa toilette sur le vieux toit rouillé. On sent venir alors une prise de becs, aussitôt parée car l’oiseau exilé – on ne sait pas pourquoi – s’envole et disparaît. On n’est plus à la fête. </p>
<p>Ces pigeons ont un grain dans la tête comme au bec. Les voilà qui se toisent à nouveau et trottinent l’un vers l’autre dans une belle anarchie. Dans un vain battement d’ailes et comme des funambules, ils défont encore l’agencement initial de ma propre esthétique. Et leurs plumes grises redeviennent banales. Je descends de leur ciel (et du mien), déçu de n’avoir pu leur demander ce qu’ils faisaient là-haut sur ce perchoir de fortune.</p>
<p>Je suis redescendu à l’étage supérieur pour écrire ces lignes après l’observation. Audubon n’aurait pas fait mieux malgré ses beaux dessins et ses planches colorées. Je remonte maintenant sous mon toit pour contempler à nouveau la scène et tenter de la comprendre mieux. Le toit d’en face est vide, les pigeons se sont volatilisés. Sans doute ont-ils élu domicile dans des quartiers divers.</p>
<p>A l’horizon, pas la moindre tourterelle, pas l’ombre d’une colombe.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le boulanger</title>
		<link>http://www.kakouridis.net/2011/08/le-boulanger/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 16:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[boulanger]]></category>

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		<description><![CDATA[	- « Allez, lève-toi, c’est l’heure ! »
	Pour tout vrai travailleur, chaque journée qui commence s’annonce dès le coucher (c’est-à-dire la veille) par un impératif : se lever tôt et promptement. A l’heure dite, le pauvre hère rêve encore d’une autre vie, sans doute, en laissant se dessiner sur son visage endormi ce sourire béat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>	- « Allez, lève-toi, c’est l’heure ! »</p>
<p>	Pour tout vrai travailleur, chaque journée qui commence s’annonce dès le coucher (c’est-à-dire la veille) par un impératif : se lever tôt et promptement. A l’heure dite, le pauvre hère rêve encore d’une autre vie, sans doute, en laissant se dessiner sur son visage endormi ce sourire béat qu’il adresse au plafond de sa chambre, la bouche pâteuse et les yeux collés, déjà chassieux. Il murmure dans ses songes incomplets quelques mots mal articulés, incompréhensibles à tous sauf à lui-même. Les murs, les fenêtres et la lampe ne comprennent pas un mot de ces paroles absurdes sans grammaire ni syntaxe ni vocabulaire. La femme, cette empêcheuse de dormir, ce coupe-rêves qui démolit d’un ton péremptoire toute la fantaisie, n’entend rien non plus à ces palabres incertains.</p>
<p>Pourtant, Lucie (la femme) dormait aussi bien que son homme, posée sur la couche commune tranquillement à ses côtés, presque nue en son simple appareil : une culotte de soie nappée d’une nuisette de couleur assortie et de la même facture. Mais soudain par instinct, comme ce maudit réveil qu’on veut frapper du poing pour le faire taire, la voilà qui se met à sonner : il est grand temps de s’extirper des draps trop froissés par un sommeil trop lourd. La main de l’homme endormi n’ose plus la nuisette, moins encore la culotte.</p>
<p>	- « Allez, lève-toi, il est déjà deux heures ! Lève-toi donc ! »</p>
<p>Celui à qui s’adresse cette injonction brutale et insistante se substitue aussitôt au narrateur qui, à cette heure avancée de la nuit (ou très tôt le matin) dort encore à poings fermés d’un sommeil trop injuste. Ledit narrateur reviendra à la fin de cette courte histoire, sonné par son propre réveil.</p>
<p><em>- « Merci, ô narrateur, cher voisin ! Il est deux heures en effet. Je redeviens brutalement, par un tendre coup de coude et de pied (alors qu’elle se retourne), celui que je n’étais déjà plus dans mes rêves et sous ma couverture. Je pointe le nez vers le plafond et puis les murs, la fenêtre et les volets de la chambre, tous deux clos comme des paupières soulagées d’un bel effort ou d’une grosse fatigue.</p>
<p>Je suis le boulanger, le facteur de pain, le nourrisseur, la bonne pâte. Je bâille. Bâille avec moi, s’il te plaît, cher voisin ! »<br />
</em></p>
<p>	- « Allez debout, bon sang ! Dépêche-toi, il faut pétrir et puis faire cuire ! »</p>
<p>	Je cesse enfin de dormir, de rêver, de paresser, et je sors aussitôt de mon lit. Je me lève avec lenteur et m’assois à grand-peine au bord du matelas où m’attendent mes pantoufles. Je me console alors d’une belle pensée en enfilant ces gueuses : je réserve le même sort à ma pâte.</p>
<p>Je suis debout, tout seul dans l’obscurité, encore songeur.</p>
<p>Avant de descendre au fournil, j’asperge mon visage d’une eau plus fraîche que celle que je verserai dans mon pétrin, déjà tout émoustillé par le levain de la veille. Mon pétrin : une autre femme peut-être, une espèce de maîtresse, un expert du mélange. Et pour lui rendre ma visite quotidienne avant l’aube, je me pare de blanc, la gueule encore enfarinée (le mot est bien facile, je vous l’accorde, lorsqu’on est boulanger. Mais comprenez-moi : je suis fatigué parce que je n’ai pas assez dormi et suis encore pétri de mes sublimes décors oniriques !)</p>
<p>	Chaque jour, je livre tout mon art à un peuple difficile (les croûtes dorées et la mie souple et aérée que ces croûtes renferment et dont j’ai le secret), alors même que tout ce peuple aisé dort encore et ne s&#8217;éveillera qu&#8217;à l&#8217;odeur ressentie du pain tout juste sorti du four. Sans mon pain (et les tourtes et toutes les viennoiseries dont je ne dirai presque rien ici), il s’ourdirait à coup sûr dans les rues de la toute petite ville une très grande révolution. J’ai, au cas où, quelques brioches parisiennes en réserve&#8230; Je m’égare.</p>
<p>	Je suis seul au fournil, en la compagnie tristounette de ma pâte et de mon four : ils sont muets tous les deux. Je me parle alors à moi-même et regrette en ce jour qui naît à peine ce métier solitaire fait d’eau, de farine, de chaleur, et de sueur !</p>
<p>Je me ravise tout d’un coup et m’en veux terriblement d’avoir eu de si mauvaises pensées. Je caresse alors le rebord de ce pétrin qui nous fait vivre tous. Ce gros récipient contient le mélange essentiel de ces ingrédients simples et secrets qui se lèvent comme moi au milieu de la nuit et me livrent un parfum âcre à défaut de paroles impossibles. Je regrette, avec dans la bouche le goût de la levure, d’avoir maudit ce baquet et tout ce qui l’entoure d’ordinaire ; mes mains en l’occurrence, toujours absentes de mes rêves. Je verse alors à côté de ce puits bienfaiteur quelques larmes contrites en laissant échapper quelques notes de mes lèvres assoupies.</p>
<p>	Mes larmes éveillées ont toutes séché à la chaleur ardente de mon four. D’autres gouttes se forment tout de go, que j’essuie aussitôt. Je suis amoureux de la très belle flamme, bien plus que de ses braises.</p>
<p>	Je façonne mes pains à la main tout en fredonnant ; je leur imprime une forme en les faisant rouler tendrement dans la caresse de ma paume et de mes doigts. Et je donne à certains – à certains pains seulement, dans la mie et sur la croûte – quelques graines adéquates car la clientèle est friande de variété et d’une certaine originalité. Les moins susceptibles se contentent d’une banette plus ou moins cuite, d’une fougasse ou d’un pain à l’ancienne. Je cesse ici ma diversion de peur que tout ne brûle.</p>
<p>Sur leur plaque allongés, mes pains gonflent comme des femmes ensemencées par l’amour de mes chants solitaires.</p>
<p>Lecteur, je te dis sans fard, bien que tu puisses avoir quelque mal à me croire et me suivre, que le vrai boulanger est un poète authentique ! Tu comprendras très vite et sans plus de doute – si tu viens dans ma boulangerie – que le meilleur des pains se fait tôt le matin ; qu’il se fait par amour, dans un nuage de rêves. Je m’égare encore.</p>
<p>(Au narrateur : tu m’as laissé, si j’ai bien tout compris, la liberté de m’exprimer. Alors ne m’en veux pas trop si je dis n’importe quoi !)</p>
<p>	La baguette est formée ; le fendu bientôt prêt. Je m’assoupis un peu encore devant ce four qui a pris la relève. Je somnole et attends.</p>
<p>Quelques minutes après, tandis que je rêve encore de mon beau potager (!), le pain est déjà cuit, il croustille. Il est enveloppé d’un croûte qui embaume la flamme et la braise. J’ouvre alors grand les yeux et les narines comme la porte du four. C’est la première fournée, celle de la matinée. Alerte, heureux, satisfait, je dispose mes baguettes, mes fougasses et mes pains d’autrefois dans des caisses en osier qui s’en vont sans retard rejoindre les clayettes du magasin où tout le monde fait déjà la queue.</p>
<p>Mais où est donc ma mie, ma douce boulangère, ma chérie, mon Amour ?</p>
<p>La voilà tout d’un coup qui pousse la porte de notre boulangerie (quelques heures après moi), bien moulée dans sa robe, les yeux éclairés par la lueur de mon regard épuisé et le nez épaté par le parfum des miches. Elle me regarde, me ravit d’un sourire auquel je ne peux résister malgré toute la fatigue. Elle est chaude et prête à être mordue et engloutie comme une boule sortie du four. Je l’aime alors comme au premier coup d’œil, comme on aime le vrai pain, sa miette croustillante et sa pâte bien levée.</p>
<p>Elle m’a jeté hors du lit ce matin comme toujours parce qu’il le fallait bien. Avant de me rejoindre, elle a aéré notre couette à notre belle fenêtre et fait notre ménage comme à son habitude. Elle s’est levée presque en même temps que moi, quelques minutes après la pâte.</p>
<p>Nous sommes, dit-on, la meilleure boulangerie de notre petite ville. Je le crois volontiers. J’ouvre un grand four et retourne me coucher en longeant les murs de la ville éveillée en cette belle matinée. Je vous réserve demain le meilleur de mon pain, comme hier, aujourd’hui et comme toujours. Lucie vous servira le pain et nos viennoiseries avec un sourire aussi beurré que nos croissants, cependant qu’après mon court sommeil j’irai visiter mes légumes et mes fruits (les ronds comme les oblongs) pour les amender de quelques cendres froides. Je les courtiserai comme je caresse mes pains, par la douceur de mes doigts, de mon sourire et de ma voix solitaires. Comme je caresse Lucie, ma douceur, mon sucre d’orge à moi, mon épi de blé doré. Ma petite miette et ma mie toutes deux réunies sont, sachez-le, et ma levure et mon pain quotidien.</p>
<p>Cyril, boulanger</p>
<p><em>Commentaire du narrateur : Cyril le boulanger est d’une nature discrète et timide. Je me suis levé aujourd’hui à dix heures du matin, soudain sorti de ma torpeur par le parfum de son pain chaud. J’ai entrepris aussitôt d’écrire en son nom sa déclaration d’amour à Lucie, au peuple amateur de pâte bien levée et bien cuite, à l’effort discret. Et au potager aussi, peut-être.</em></p>
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		<title>Concours d&#8217;éthique</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 07:13:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonne nouvelle : trois de mes élèves ingénieurs de 3ème année ont reçu le Prix spécial du jury du concours d&#8217;éthique organisé par le Rotary sur le thème &#171;&#160;éthique personnelle, éthique professionnelle&#160;&#187;. 
Ce concours a été organisé fort opportunément, à une époque où règnent le chacun pour soi, le capitalisme financier et la spéculation sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne nouvelle : trois de mes élèves ingénieurs de 3ème année ont reçu le Prix spécial du jury du concours d&#8217;éthique organisé par le Rotary sur le thème &laquo;&nbsp;éthique personnelle, éthique professionnelle&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Ce concours a été organisé fort opportunément, à une époque où règnent le chacun pour soi, le capitalisme financier et la spéculation sur les matières premières, qui va jusqu&#8217;à affamer les peuples ; où l&#8217;on entend parler presque chaque jour de conflits d&#8217;intérêts, d&#8217;abus de biens sociaux et d&#8217;escroqueries en tous genres, de délocalisations, d&#8217;activités industrielles nocives pour la santé publique, de désastres écologiques, de déclassements (qui conduisent parfois les déclassés au suicide), de salaires de misère dans des entreprises très prospères, de licenciements massifs et de fermetures de sites de production (quand les profits des entreprises explosent et que leurs actionnaires s&#8217;en mettent plein les poches ; que ces derniers sont les premiers et même les seuls servis)&#8230;  </p>
<p>Alors, que de jeunes étudiants (la génération montante) aient été invités à (se) poser clairement la question de l&#8217;éthique (tout particulièrement celle de la responsabilité individuelle et collective vis-à-vis des autres) et de son impérieuse nécessité est une excellente chose. Cela me met un peu de baume au cœur.</p>
<p>Pour conclure, cette citation du sage Gandhi : <em>&laquo;&nbsp;Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l&#8217;air d&#8217;être vivants et pourtant il leur manque la vie de l&#8217;être en chair et en os.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Holbrooke ou l&#8217;art d&#8217;entendre l&#8217;Autre</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 09:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Holbrooke]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère américaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus intéressante pour moi que les recettes de cuisine, les comptes rendus de soirées alcoolisées ou les trips du web 2.0 qui foisonnent sur Facebook, voici une réflexion sur le monde tel qu&#8217;il va et devrait aller. Vous connaissez Richard Holbrooke ? Non ? Alors, par curiosité, allez faire un tour sur le site de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus intéressante pour moi que les recettes de cuisine, les comptes rendus de soirées alcoolisées ou les trips du web 2.0 qui foisonnent sur Facebook, voici une réflexion sur le monde tel qu&#8217;il va et devrait aller. Vous connaissez Richard Holbrooke ? Non ? Alors, par curiosité, allez faire un tour sur le site de <a href="http://www.slate.com/id/2277916/">Slate</a> ! <em>Great minds think alike</em>, a-t-on coutume de dire, sans doute avec raison.</p>
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		<title>Vacances</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 23:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Kakouridis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>

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J&#8217;ai lu et entendu ici et là certaines interventions officielles et autres faits divers qui, si j&#8217;ai bien compris, pourraient faire de l&#8217;automne une saison bien plus &#171;&#160;chaude&#160;&#187; que cet été torride. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;actualité me déprime, disais-je ailleurs. Je suis rentré des Alpes ce soir par nécessité et y retournerai demain comme la limaille va à l&#8217;aimant.</p>
<p>J&#8217;ai lu et entendu ici et là certaines interventions officielles et autres faits divers qui, si j&#8217;ai bien compris, pourraient faire de l&#8217;automne une saison bien plus &laquo;&nbsp;chaude&nbsp;&raquo; que cet été torride. Est-ce possible ? Je ne parle pas du Tour de France (inintéressant pour moi, comme le tennis, le foot, le golf, etc., mais tellement distrayant pour d&#8217;autres), pas même de son rituel passage par mes très chères Alpes : alors que certains pédalent sous les applaudissements et les micros, beaucoup rament dans la même sueur mais sur d&#8217;autres pentes, plus silencieuses, plus anonymes et souvent bien plus dures.</p>
<p>Bref, l&#8217;actualité me déprime, alors je replie le journal et décide de n&#8217;allumer ni radio ni télé. Je fais l&#8217;autruche. Nous verrons bien dans quelques semaines, lorsque je sortirai la tête du sable. Qui sait, peut-être nous annoncera-t-on enfin une bonne nouvelle&#8230;</p>
<p>Nous sommes aujourd&#8217;hui le 14 juillet 2010. Voilà que, pour me divertir un peu, juché sur ma terrasse marseillaise, je vois le ciel noir tout pomponné de feux multicolores : ils ont tous la même forme ronde et s&#8217;ordonnent bêtement comme des boules sur un sapin de Noël artificiel. Pas la moindre guirlande, le moindre tourbillon, la moindre originalité : juste des couleurs qui s&#8217;éteignent, seconde après seconde, après avoir fait semblant d&#8217;embraser le ciel. Et ça dure, ça dure&#8230; d&#8217;interminables minutes dans une moiteur étouffante qui me précipite enfin derrière ma baie vitrée, sous le climatiseur. Pas très écologique, soit, je vous l&#8217;accorde, mais je m&#8217;en fiche ! La chaleur humide m&#8217;incommode ; elle m&#8217;empêche de rêver, de penser et d&#8217;écrire. Et surtout, surtout, elle m&#8217;interdit de dormir !</p>
<p>Vivement demain midi où je retrouverai, dans ma fraîcheur artificielle et la pénombre de mes persiennes baissées, un excellent ancien élève (un artiste !) qui a bien voulu illustrer mes textes. Nous déjeunerons avant de travailler. Je lui ai apporté des Alpes une tourte au saumon et aux poireaux, une aux herbes avec des lardons, ainsi qu&#8217;une tomme, des pêches et quelques abricots.</p>
<p>Vivement demain soir, aussi, où je reprendrai la route pour coucher dans le lit frais de ma maisonnette en montagne !</p>
<p>A bientôt. Je serai de retour à la mi-août. En attendant, je vous invite à savourer Schumann, interprété par le pianiste roumain Radu Lupu et/ou à lire le post suivant, un petit texte que m&#8217;a inspiré mon humeur du moment.</p>
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